Anne-France Goldwater est une avocate familialiste de Montréal,partenaire du cabinet juridique Goldwater, Dubé. Diplômée de l’Université McGill, elle a été admise au Barreau en 1981. Elle est l’auteur de plusieurs articles relatifs au Droit familial; plus particulièrement elle a publié des articles sur l’aliénation parentale, l’enlèvement international, la faillite en contexte du droit de la famille et elle vient de publier un article sur l’enrichissement injustifié entre les conjoints de fait. Concernant les étapes marquantes de sa pratique, nous devons souligner la création de jurisprudence relative à la reconnaissance du syndrome d’aliénation parentale, le droit des enfants à l’avocat de leur choix ainsi que le droit pour ses derniers d’avoir le statut de partie dans un litige familial. Elle a aussi joué le rôle de pierre angulaire dans la reconnaissance d’autres droits relatifs aux enfants tels que le support alimentaire sous forme de somme globale et la réintégration forcée dans une école privée. En ce qui a trait au mariage homosexuel, elle a, en 2003, obtenu gain de cause dans la reconnaissance du mariage des couples de même sexe en faisant échec aux dispositions législatives discriminatoires. Elle a ainsi obtenu le Canadian Bar Association SOGIC Ally Award (Association duBarreau Canadien SOGIC Prix d’Allié) la même année, pour les contributions faites en faveur de l’égalité des couples gais et lesbiennes. D’autre part,elle s’est démarquée pour avoir contester avec succès la validité des lois qui empêchaient les femmes d’exécuter leurs ordonnances de support alimentaire et celles de leurs enfants. Elle a également fait avancer la protection du droit à la vie privée en matière familiale dans le contexte de litiges de paternité entre un couple de même sexe et le géniteur. Elle a, de plus, obtenu la plus grande ordonnance de support alimentaire pour enfants au Québec, et la plus grande provision pour frais en matière matrimoniale. Actuellement, elle conteste la constitutionalité de la définition fédérale du mariage dans la Loi sur le mariage civil, ainsi que les nombreuses dispositions du Code civil du Québec qui sont discriminatoire à l’encontre des conjoints de fait. Présentement, elle conteste aussi la constitutionalité des Lignes directrices provinciales sur la pension alimentaire pour enfants au Québec.